À propos des prochaines élections municipales synthèse à ma façon

Le 3 octobre dernier, j’ai assisté à une table ronde à l’Université Laval sur le thème « Élections municipales en question ». L’objectif poursuivi était de mieux penser les enjeux locaux, dont l’aménagement du territoire, la mobilité, la justice sociale. Les panéliste étaient de disciplines différentes, ce qui favorisait un dialogue interdisciplinaire. Il s’agissait de Luc Bégin, professeur en philosophie, Andrée Fortin, professeure en sociologie, François Bourque, journaliste au Soleil, François Gélineau, professeur en science politique et Isabelle Porter, journaliste au Devoir.

La discussion devait porter sur les enjeux à Québec.

Madame Porter s’est d’abord prononcée. À son avis, le facteur nouveau qui caractérise la présente campagne électorale, c’est que les Radios de Québec paraissent maintenant avoir leur candidat en la personne de Jean-François Gosselin. Le débat se fait maintenant, alors que ça ne semblait pas le cas en 2013, lors de la précédente campagne électorale. De plus, les journalistes du Journal de Québec font maintenant paraître des textes à partir de ce qui se dit sur les ondes de la radio.

Quant à monsieur Gélineau, il indique qu’il a beaucoup travaillé sur la participation électorale lors d’élections provinciales. Il évoque une question importante pour le groupe des 18-35 ans, qui forme environ 30% des électeurs, soit quelle est la place des jeunes. Cela semble d’autant plus pertinent que les jeunes votent dans une moins grande proportion que les groupes plus âgés, ce qui est un facteur important du déclin de la participation à des scrutins. François Gélineau précise que c’est aussi le cas lors des élections municipales à Québec.

Pour ce spécialiste en science politique, un des déterminants majeurs de la participation à des scrutins, c’est l’intérêt à le faire. Il faudrait donc que pendant la campagne électorale, les candidats présentent des enjeux susceptibles d’intéresser les jeunes, de les interpeller afin de favoriser leur participation.

Madame Fortin estime qu’il conviendrait de penser la ville dans une perspective de long terme et à plus large échelle parce que certaines questions , telles les changements climatiques ne peuvent se penser autrement.

Elle mentionne également que l’étalement urbain rend l’organisation des services municipaux fort difficile, voire complexe. Il en est de même de la protection des sources d’eau.

Enfin, elle se penche sur certaines questions, attrait pour les quartiers centraux par exemple, mais qui est difficile à concrétiser pour les familles puisque cela supposerait l’accès à des logements comportant 3 chambres, le manque de services de proximité dans bien des quartiers.

Monsieur Bégin insiste pour sa part sur un enjeu sur lequel on ne revient pas dans cette campagne électorale, soit l’éthique municipale, l’intégrité dans l’utilisation des fonds publics. Il trouverait important de soulever des enjeux touchant une perspective de prévention – à titre d’exemple, il évoque d’abord l’importance de l’encadrement législatif des donneurs d’ouvrage publics, et, ensuite, la nécessité d’assurer une meilleure protection des lanceurs d’alerte dans les municipalités, ou encore, des mesures de transparence.

Pour monsieur Bégin, le respect des frontières entre le politique et l’administratif devrait représenter un élément essentiel de la gouvernance municipale.

François Bourque croit que l’arrivée d’un nouveau parti est l’élément qui fait la différence entre cette campagne électorale et la précédente, par exemple. Autrement, ce sont les mêmes acteurs et les mêmes enjeux, selon lui.

Ce journaliste revient sur le rôle de l’opposition qu’il voit comme un contrepoids à l’action des gens au pouvoir. Toutefois, pour lui, l’opposition est, à son avis, plus multiple qu’auparavant. Ainsi, les réseaux sociaux donnent accès à la parole publique à un nombre important de personnes. Il se questionne sur le fait que les candidats ne semblent pas se pencher sur le sujet du « vivre-ensemble », sur la taille de la ville en indiquant qu’il y a peut-être une taille optimale au-delà de laquelle Québec pourrait devoir vivre les problèmes des grandes villes. Il conclut ce point en disant que la croissance n’est pas nécessairement quelque chose de toujours bon.

 

 

 

Vous aimerez aussi...

1 réponse

  1. Nicole Moreau dit :

    Désolée, les deux points séparant le titre après le mot « municipales », n’ont pas suivi quand je l’ai copié…il faudrait donc lire le titre de la façon suivante: « À propos des prochaines élections municipales: synthèse à ma façon »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *