APPUI AUX PROCHES AIDANTS

En référence à l’Info@lettre de février 2013

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François TeasdalePour être devenu moi-même un proche aidant dans les dernières années de vie de ma mère, j’applaudis à cette initiative. On est souvent bien seul dans le rôle d’enfant-parent. Au fur et à mesure que l’état de santé de nos parents se détériore et qu’ils s’en remettent à nous de plus en plus, la lourdeur de la tâche se fait sentir. On a parfois le goût de crier notre douleur et notre impuissance devant le manque de ressources, les exigences exprimées par notre mère (ou notre père, ou les deux) et devant notre propre épuisement.

J’ai eu la chance de recevoir aide et appui d’un organisme communautaire de Longueuil : «Action service aux proches aidants de Longueuil». C’est grâce à eux et surtout elles – car ce sont surtout des intervenantes qui animent l’organisme – que j’ai pu éviter le pire. J’ai aussi constaté que ce sont surtout les femmes qui s’occupent de leurs parents moins autonomes. J’ai aussi reçu de l’aide psychologique du CLSC mais après beaucoup d’attente. Quant aux services gouvernementaux qui doivent offrir des services aux aînés en lourde perte d’autonomie, ils sont inadéquats, lourds, bureaucratiques et font montre de peu d’humanité. Les intervenants et intervenantes sont pris dans des dédales administratifs incroyables. Je me croyais parfois dans la maison qui rend fou dans les douze travaux d’Astérix.

Heureusement des êtres incroyablement dévoués existent dans le réseau communautaire. Ce réseau contribue à sauver des vies avec peu ou pas de moyens.

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