Que doit-on en attendre?

Le 17 septembre dernier avait lieu la Consultation publique sur les conditions de vie des aînés à laquelle j’assistais en compagnie de François Teasdale qui a présenté avec aplomb les grandes conclusions de notre mémoire. Deux autres groupes ont aussi présenté un mémoire.  Pour le reste, ce fut plutôt décevant.

Tout un chacun venant des quatre coins de la Montérégie a pris le micro pour se faire entendre.  Autant de demandes ou récriminations pointues auxquelles Mme Marguerite Blais, Ministre responsable des Aînés, daignait répondre, souventes fois en profitant de l’occasion pour faire l’annonce de crédits pour tel ou tel organisme ou de décisions ministérielles récentes. Des bonnes nouvelles, s’empressait-elle d’ajouter.  À écouter tout ce beau  monde, l’exercice démocratique oblige, comme à la Commission sur les accommodements raisonnables, on se rend compte que chacun défend sa cause personnelle et a peu d’intérêt  pour celle des autres. Beaucoup d’esprit corporatiste, quoi! Et beaucoup moins le sens communautaire ou de la collectivité. Chacun y va de sa suggestion pour améliorer la condition des personnes âgées comme la promotion de saines habitudes de vie, la prévention, le soutien à domicile, l’octroi de crédits d’impôts, etc. Ce ne sera pas une sinécure de tout ramasser cela…

Pas question d’États généraux du vieillissement et des âges, comme nous le
demandions, a vite répondu la ministre, prétextant qu’elle en fera 27 États généraux au cours de sa tournée.  Oui, cependant à une politique sur le vieillissement.  Beaucoup de travail à faire avant d’en arriver à la solidarité intergénérationnelle, à «exploiter adéquatement ce capital de sagesse» que représente les aînés.  Citoyen à part entière, voilà notre mot d’ordre pour l’avenir.

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