COMMENT TAIRE

En référence à l’Info@lettre d’octobre 2013,

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François TeasdaleAu temps des vaches grasses, i.e. quand les caisses de retraite généraient des surplus les employeurs appuyés par les Gouvernements ont allègrement pigé dans les surplus pour soulager leurs finances.  Le prétexte invoqué : Ils ont l’obligation de combler les déficits ils ont donc le droit de s’accaparer des surplus.  Or, depuis que les déficits sont au rendez-vous, en partie parce que les employeurs se sont accaparés des surplus ils exigent de ces mêmes gouvernements des lois pour les soustraire à leurs obligations.

C’est ainsi qu’Employeurs, législateurs et «experts» préconisent de remettre la sécurité financière de la retraite sur les épaules des individus.  Le Gouvernement préconise des Régimes volontaires d’épargnes retraites (RVER) dans lesquels les employeurs n’ont pas l’obligation de cotiser.  Le rapport D’Amours intitulé «Innover pour pérenniser le système de retraite» propose une rente de longévité à partir de 75 ans.  Le Gouvernement Harper reporte à 67 ans le versement de la Pension de sécurité de vieillesse (PSV), etc.

 

Gouvernements et employeurs, non seulement se désengagent de leurs obligations financières envers les retraités, mais ils remettent cette responsabilité sur les individus.  Et ils allongent la vie de travail.  Avant le XIXe siècle la retraite n’existait pas.  On veut maintenant retourner au temps où on travaillait jusqu’à la mort.

 

Nous avons lutté pour avoir en fin de vie une période libérée du travail.  On veut maintenant que nos enfants et nos petits-enfants ne puissent profiter d’une telle période.

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