Des élus sourds à un point de vue différent

On a tous vu l’effet de l’adoption de la loi 78 sur les différents groupes de la population. Personne n’a envie que ses droits fondamentaux d’expression et d’association soient limités par une loi pour régler une crise sociale que le gouvernement a laissé pourrir. On a aussi tous entendu le chant des casseroles en protestation contre cette loi adoptée sous le bâillon. Des personnes de tous âges descendent dans la rue chaque jour au Québec pour montrer leur profond désaccord et leur colère. Des voix s’élèvent pour demander au gouvernement de nous sortir de cette crise sociale.

Il n’y a pas que le Barreau du Québec qui s’est prononcé sur le contenu de cette loi, ainsi que de nombreux groupes sociaux – un très grand nombre d’entre eux se sont associés à la requête en nullité déposée récemment. Aussi, Amnistie internationale a émis un communiqué pour décrier les effets de la loi 78. Voilà que l’ONU prend également position.

La ministre des Relations internationales réagit au communiqué de l’émissaire de l’ONU en demandant de s’occuper des vraies crises. Madame Gagnon-Tremblay indique donc formellement à l’ONU que cette organisation n’a pas à s’immiscer dans ce conflit. Pourtant, le Canada, et par conséquent le Québec, fait partie de l’ONU.

C’est comme si elle ne semblait pas consciente que le Québec est, de l’avis d’un très grand nombre de personnes, de groupes, d’analystes, vit une grave crise, comme si elle n’était plus capable d’entendre ce que la population dit au gouvernement depuis plusieurs jours déjà, entre autres, que la loi 78 doit être retirée au plus tôt. Mme Gagnon-Tremblay ne doit pas être la seule à penser de cette façon parmi les élus du Parti libéral du Québec. Cela ne peut que soulever des appréhensions sur les orientations à venir de ce parti.

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