La résilience, une caractéristique partagée?

La vie nous amène parfois à réfléchir sur certains sujets tels que la résilience. Pourquoi certains peuvent se sortir d’événements difficiles et vivre à nouveau agréablement? Pourquoi ça ne se peut tout simplement pas pour d’autres?

C’est dans cette perspective que je me suis rappelée certaines lectures que j’avais faites sur la résilience, notamment des travaux de Boris Cyrulnik. Ce spécialiste français s’est davantage intéressé aux jeunes, mais il me semble que l’on pourrait se servir de ce concept pour mieux comprendre les adultes.

La résilience, rappelons-le, est l’aptitude d’un corps à résister aux pressions, à reprendre sa forme initiale, ce concept vient de la physique, en psychologie, Cyrulnik précise que c’est la capacité à vivre, à réussir et à se développer en dépit de l’adversité.

Pour moi, la résilience des adultes représenterait l’aboutissement d’un processus de deuil, qu’il s’agisse du deuil d’une relation importante comme la fin d’une relation avec un conjoint (divorce ou mort), d’un parent, d’un enfant, la perte d’un emploi, etc. Ce processus de deuil comporte plusieurs étapes, les spécialistes évoquent les suivantes :

  • Le choc ou le déni;
  • La colère;
  • Le marchandage;
  • La dépression ou la tristesse;
  • L’acceptation.

L’adulte confronté à une épreuve, doit être conscient d’avoir un deuil à faire, ce qui n’est pas une mince tâche à faire avant d’y arriver, d’atteindre la dernière étape. Une période de deux ans pourrait être nécessaire pour faire un tel deuil.

La résilience ne peut survenir que si l’adulte finit par accepter de vivre avec les blessures que sa vie lui a occasionnées, ce qui suppose de les reconnaître, mais aussi de voir que ces relations ont permis de faire des apprentissages, de développer des compétences (qu’elles soient personnelles, sociales, voire professionnelles), qu’il n’y a pas que du négatif là-dedans et que finalement, ces relations sont partie intégrante de l’être humain que cet adulte est devenu.

Cependant, si l’adulte reste bloqué dans une des étapes du processus de deuil, la colère par exemple, ça ne peut que teinter tous les événements ultérieurs de la vie, que rendre plus difficile de poursuivre son cheminement de façon intéressante. Les relations peuvent être affectées par cette colère susceptible d’affecter toutes les relations subséquentes que l’adulte pourra développer en générant une méfiance qui amènera à interpréter négativement tous les gestes posés par d’autres de même que les paroles dites par d’autres. Cette colère pourrait amener l’adulte concerné à vivre dans un isolement de plus en plus grand, toutes les relations tissées pouvant s’éloigner parce que la communication avec cet adulte en colère s’avérant difficile. Le nombre de personnes intéressées à entretenir un lien soutenu avec quelqu’un d’amère est sans doute plus que faible.

Il en est sans doute aussi de même des personnes qui n’arrivent pas à sortir de la tristesse ou de la dépression que le deuil les amène à vivre.

Certaines personnes n’arrivent pas à terminer un processus de deuil. Ce peut être des gens qui ne prennent pas conscience de leur situation. Ces personnes ne demandent donc pas d’aide à des intervenants même si elles pourraient en avoir les moyens financiers et elles s’enferment dans leur malheur, rejetant sur la société la responsabilité totale de ce malheur. Si on se réfère à la définition web de la modestie, « Le mot humilité est généralement considéré comme un trait de caractère d’un individu qui se voit de façon réaliste. L’humilité s’oppose à toutes les visions déformées qui peut être perçu de soi-même ». est-ce que ces personnes bloquées manqueraient de modestie?  Est-ce qu’elles manqueraient de réalisme à leur endroit?

 

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