La saga du SRB à Québec et la promesse d’avoir un système de transport collectif structurant : un « fait alternatif »?

Est-il utile de rappeler toutes les tergiversations du maire Labeaume dans le dossier du transport en commun à Québec? Peu de temps après son arrivée à la tête de la Ville de Québec, il endossait la recommandation phare du rapport sur la mobilité durable. Quand il s’est fait dire par les autorités du gouvernement du Québec que ce serait un projet trop cher, il s’est ravisé et a opté très rapidement pour un SRB (système rapide par bus).

Toutefois, il n’a pas vraiment mis la même énergie dans la réalisation de ce projet qu’il en a mis pour faire valoir la pertinence du SRB, tant aux yeux du ministère des Transports du Québec que pour les citoyens de la Ville de Québec. Quand il veut qu’un projet se réalise, on le voit sur toutes les tribunes, preuve en est, les 500 millions$ qui seront consacrés à l’élargissement de l’autoroute Henri IV sur deux kilomètres. L’autoroute Laurentienne sera également élargie.

Pour le transport collectif, ça a pris plusieurs années avant qu’un bureau de projet soit mis en place grâce à une subvention gouvernementale d’environ 12 millions$.

Puis, comme Lévis a décidé de se retirer du SRB pour plusieurs raisons, semble-t-il, le SRB a été déclaré « mort » par le maire Labeaume. Celui-ci, quelques jours plus tard, et après avoir expliqué que le SRB n’était pas vraiment mort –  « une chatte y perdrait ses petits » en raison de nombreux retournements de situations dans ce projet – , il a voulu conserver les ressources financières attribués pour le bureau de projet pour concevoir un projet qui, cette fois, prendrait place uniquement sur la rive Nord, mais qui ne s’appellerait plus SRB, une forme de SRB 2.0, quoi?

Si on n’était pas à la veille des élections, est-ce que le maire se préoccuperait réellement de ce dossier, lui qui, en pleine période électorale, en 2013, se demandait publiquement, qui pouvait bien avoir envie de prendre l’autobus? Je ne le crois pas, malheureusement. Je me demande si on ne serait pas là devant un autre genre de « faits alternatifs »? ce serait triste pour Québec et surtout pour ses résidents de même que pour les entreprises qui y sont implantées.

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2 réponses

  1. JPM dit :

    En fait, Labeaume est comme tous les ‘politichiens’, tout ce qu’il veut c’est de l’argent à ‘gaspiller’. Le centre Vidéotron ( ou Labeaume ) en est le meilleur exemple.

    • Nicole Moreau dit :

      je vous dirais, monsieur Morency, que je présume plutôt que monsieur Labeaume est en train d’essayer d’amadouer les électeurs à l’approche de la période électorale, je pense que s’il était élu en novembre prochain, comme le laissent croire les sondages à l’heure actuelle, il oublierait rapidement ce projet

      il a utilisé cette stratégie pour les silos de granules de bois sur le terrain du Port, disant aux gens du quartier, entre autres, qu’il irait voir les autorités du Port et qu’il défendrait leur dossier, une semaine ou deux plus tard, il avait déjà baissé les bras et, trois ans et demie plus tard, le fonctionnement de ces silos est dans le rouge de 15 millions$ semble-t-il, d’après un reportage récent diffusé sur Radio-Canada.

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