La vie : un chemin vers davantage de conscience?

Elle s’interrogeait depuis un bon bout de temps sur le sens de la vie. Elle se posait beaucoup de questions à ce sujet. Elle se rappelait que son amoureux lui avait déjà dit qu’il n’avait jamais vu quelqu’un se poser autant de questions.

Elle en est venue à comprendre que la vie est un cheminement vers la conscience, celle-ci change avec le temps, chacun est confronté à des défis divers au fil du temps qui passe, des défis de toutes natures. La conscience, pour elle, ne pouvait se développer qu’à travers l’introspection, à travers le questionnement de ses motivations, mais en même temps, un questionnement sur les autres, leurs attentes, etc.

Le chemin vers la conscience suppose un questionnement. Comment comprendre cependant que certains n’ont que des réponses alors que pour d’autres, la vie n’est que questions.

Se poser des questions est une façon d’appréhender des situations, de cerner des pistes de compréhension et, par la suite, d’actions possibles après avoir jaugé les forces et les limites de celles-ci de même que les impacts éventuels tant sur soi que pour les autres de ces actions. Les personnes qui n’ont que des réponses ne participent à l’évolution des situations, n’amènent pas le changement, souvent nécessaire pour le bien-être de tous. Ces gens favorisent le maintien des situations, le statu quo. Pourquoi y en a-t-il tant de ces gens? Probablement par peur. Le chemin vers la conscience signifie le changement, ce qui est difficile, on le sait tous, on y a tous été obligé à un moment ou à un autre, comme personne, comme groupe, voire comme société. Le changement n’est pas nécessairement agréable. On peut appréhender toutes sortes de choses, élaborer des scénarios dont la plupart ne se réaliseront sans doute pas, mais qui peuvent inciter les gens à ne rien remettre en question. On peut décider de ne pas bouger, mais la vie n’est que mouvement, il faut s’en rendre compte, mouvements de l’esprit, mouvements de l’âme, mouvements du cœur, mouvements vers la réalisation de ses ambitions professionnelles, etc. Ne pas bouger, est-ce que ce n’est pas oublier d’évoluer. Qui n’a pas déjà rencontré des personnes matures qui, dans le fond, sont restées des adolescents révoltés, des adolescents en révolte contre des parents, hélas décédés parfois depuis longtemps?

Si certains peuvent estimer que certaines situations sont inéquitables pour un groupe ou pour une personne, cela ne peut manquer d’interpeller les personnes pour qui la justice, l’équité représentent, oserais-je dire en leur âme et conscience, des valeurs essentielles. De telles personnes sont alors appelées à se mobiliser pour que soient réalisés des actions susceptibles d’apporter un changement. Mais quand les chose peuvent changer, que des bénéfices peuvent devoir être abandonnés, cela est susceptible d’être perçu par ces derniers, comme des pertes et générer des tensions qui parfois s’avèrent importantes. Tout cela suppose pour chacun d’entre nous, conscience des valeurs qui nous animent, conscience aussi de ses capacités et conscience que le mouvement qui pourrait être enclenché se sera vraisemblablement qu’un premier pas vers une solution à une question qui est possiblement plus complexe que celle aperçue au départ.

En un mot, pour elle, le développement de la conscience supposait capacité d’introspection, modestie et courage. Ce qui est très loin d’être facile. Mais qui a dit que la vie doit être facile.

Elle visualisait la conscience individuelle de façon très féminine, avec une métaphore de type culinaire, pour elle, la conscience, c’était la connaissance d’elle-même qui se développe au fil du temps, un peu comme quand on enlève, une à une les pelures de l’oignon que nous sommes, l’être humain conscient étant le cœur de cet oignon.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *