Le cynisme de Jason Kenney et les réfugiés

Le ministre fédéral de l’Immigration, Jason Kenney, a imposé des compressions dans les soins de santé aux réfugiés; ces compressions ont été incluses dans la loi dite «mammouth» longue de plus de 400 pages.

Cette loi a été adoptée sous le bâillon et comportait toutes sortes de mesures qui n’ont pas fait l’objet de consultations sérieuses. On peut penser, autre exemple, à des modifications sérieuses à l’assurance-emploi qui rend la situation des travailleurs saisonniers plus difficile et, par voie de conséquence, celle des régions où l’économie est grandement saisonnière, comme la Gaspésie.

Pour revenir aux réfugiés, ceux-ci quittent généralement des pays dont les conditions de vie sont particulièrement périlleuses; ils posent un tel geste au risque de leur vie.

Quand les réfugiés arrivent au Canada, ils ont souvent affronté des difficultés importantes dans leur pays d’origine. Il n’est pas facile de quitter des pays dont les régimes politiques ont décidé, pour toutes sortes de raisons de fermer les frontières, ou encore des pays qui ne disposent pas des infrastructures minimales de transport pour se diriger vers un autre pays où ils croient qu’ils pourront vivre en sécurité.

Comme les conditions dans lesquelles les réfugiés ont vécu, chez eux, s’avèrent souvent plus que problématiques, ils ont pu développer toutes sortes de problèmes de santé, physique ou psychologique. À compter de maintenant, ces personnes n’auront plus droit à des soins que nécessiterait leur état, sauf si la santé publique peut être mise en question.

Pour économiser 20 millions $ par an, monsieur Kenney impose donc des compressions significatives dans les soins de santé aux réfugiés. En plus, il publie, en ligne, une pétition pour que les Canadiens le remercient. On ne peut voir là qu’un geste d’un très grand cynisme; monsieur Kenney venant par ces compressions toucher les personnes les plus vulnérables parmi les nouveaux arrivants et il voudrait en plus recevoir des félicitations pour ça. C’est à n’y rien comprendre.

Heureusement, le Québec prendra la relève temporairement.

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