LE SHOW HONTEUX

Avez-vous suivi le show danois ? À Copenhague, les chefs d’État ont accouché d’une souris et elle n’est même pas verte ! J’en tire plusieurs leçons.

  1. D’abord je suis en colère. Plus je vieillis, plus je suis conscient des injustices et des malheurs du monde, plus je crois aux vertus de la colère, d’une saine et juste colère, d’une colère indignée et profonde mais activement tendue vers les changements nécessaires.  Il faut faire baisser la température moyenne de deux degrés d’ici 40 ans; je propose que nous fassions monter d’autant la température de nos indignations et de nos revendications.  Pour que les grands de ce monde entendent enfin la voix de tous les petits et de tous les ordinaires.
  2. Nous devons ne pas céder à la complaisance et nous contenter de pousser quelques jérémiades à la mesure de notre déception. Comme il est minuit moins cinq, que l’urgence est là, le temps est venu de nous retrousser les manches avec la dernière énergie; en dénonçant les pollueurs et ceux qui les cautionnent, barons du pétrole et politiciens cyniques ou imbéciles, en réclamant de nos gouvernements des lois plus sévères et des politiques à long terme, en soutenant le militantisme écologique.
  3. Depuis la crise financière mondiale de 2008, nous sommes nombreux à avoir compris que les règles du jeu économique étaient trop rares, trop inadaptées,trop peu efficaces; qu’il fallait les changer, en dépassant nos habitudes collectives et nos systèmes d’action traditionnels, peut-être même en osant dépasser le capitalisme, comme on le fait déjà ici au Québec, avec le mouvement coopératif, le secteur de l’économie sociale et l’action communautaire.
     
    Mais, après bien d’autres palabres, bien d’autres propagandes, bien d’autres manipulations, les politiciens nous montrent, à Copenhague et ailleurs, les limites de leurs façons de faire et d’être, les impasses de leurs discours et de leurs débats, les risques de leurs gouvernances. Non seulement il nous faut changer les règles et les méthodes de l’économie, mais peut-être aussi les mœurs et les façons de faire la politique (et non faire de la politique).
     
    Question non de modes ni d’idéologies, mais bien de survie de la planète et des humains qui l’habitent.

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1 réponse

  1. Jean Carette Monique L'Heureux dit :

    Tout-à-fait en accord avec Jean, qui pourrait être contre? Son texte est clair et évident comme le nez au milieu du visage. Je crois que c’est dans son livre:
    « LE MAL propre »:Polluer pour s’approprier?(Broché) 5 février 2008, que Michel Serres écrivait: » Nos chefs d’État ont oublié un chose très importante dans leurs débats,
    LA TERRE.
    Ça veut tout dire.

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