Les programmes en anglais dans les universités québécoises

Les cours, voire les programmes en anglais se multiplient dans les universités francophones québécoises. Ces institutions prétextent la mondialisation pour justifier cet état de fait.

Cela soulève certaines questions, le français est pourtant une langue répandue dans le monde, à titre d’indice quatre-vingt quatre États ou gouvernements font partie de l’organisation internationale de la francophonie, selon le site de cette dernière. Pour quelle raison alors multiplier de telles initiatives qui vont à l’encontre des efforts importants des francophones dans les années soixante? Certains avancent que c’est concurrencer leurs équivalents canadiens, voire américains.

Si c’est réellement la compétitivité des institutions universitaires dans un monde globalisé qui explique de telles initiatives, on peut se demander si cela ne représente pas une remise en question de la mission même de ces institutions qui se comporteraient alors ainsi comme des entreprises privées. Est-ce que ces institutions ne doivent pas s’inscrire dans la trame sociale, culturelle et politique d’une société afin que les services rendus par les membres de la communauté universitaire aident au développement même de la société dans laquelle ces institutions s’inscrivent? Quand ces institutions semblent « renier » cela en offrant de telles initiatives, est-ce qu’elles ne renient pas ainsi la société d’où elles proviennent?

La mondialisation sera positive si elle favorise des cultures nationales qui puissent se développer sans s’oublier, si ce n’était pas le cas, ce ne sera pas positif, ce sera un appauvrissement pour l’humanité.

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