Que penser du rapport des élus municipaux avec les citoyens de leur ville?

On peut se demander si, pour les élus, les citoyens de leur ville ne sont pas essentiellement des empêcheurs de danser en rond quand on lit l’article d’Isabelle Porter paru dans Le Devoir du 26 septembre, intitulé « Le pouvoir citoyen mis entre parenthèse ».

Il est relaté dans cet article que les membres du groupe de travail chargé de proposer une politique de consultation publique visant, en quelque sorte, à « pallier » au retrait du droit au référendum, ont rejeté toutes les propositions donnant un rapport de force aux citoyens, dont le rejet du pouvoir d’initiative des citoyens permettant de forcer la ville à tenir une consultation indépendante pour un projet majeur. Les membres de ce groupe éprouvent également de la difficulté à s’entendre sur les objets devant obligatoirement soumis à une consultation publique. Il n’y a pas non plus d’entente sur un mécanisme permettant aux citoyens d’intervenir quand une ville ne respecte pas sa propre consultation publique.

Que comprendre de cela si non que pour les élus municipaux, les citoyens ne représentent pas une partie valable dans le développement de leur ville? J’ajouterais même que pour ces élus, le mandat électoral donné une fois aux quatre ans paraît représenter la place faite aux citoyens pour s’exprimer.

La mairesse de Châteauguay, Nathalie Simon, reconnaît qu’il va falloir trouver un mécanisme, mais aussi que les villes ne peuvent le faire seules, elles sont juges et parties.

Pourquoi les citoyens ne seraient-ils pas associés plus étroitement tant à l’élaboration de cette fameuse politique de consultation publique que ça ne l’a été jusqu’à maintenant? Cette politique aurait alors davantage de recevoir une certaine acceptabilité sociale? Mais est-ce que ça préoccupe vraiment les élus municipaux qui n’ont pas hésité, dans ce rapport déposé en juillet, à s’opposer à toutes les propositions donnant un contre-pouvoir aux citoyens alors même que la période électorale était à proximité?

Pour moi, je déduis de cet article que dans le monde municipal, le système démocratique dans lequel nous sommes supposés vivre est essentiellement formel, par un vote aux quatre ans. J’avoue ma très grande déception. Un vote n’égale pas pour moi, un chèque en blanc, surtout quand on sait à quel rythme les choses évoluent dans notre monde de plus en plus complexe.

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