toutes les grands-mères ne sont pas des grands-mères gâteau

Elle avait des amies devenues grand-mère depuis quelques années. Ces femmes s’étaient révélées de vraies grands-mères gâteau. Elles s’occupaient avec plaisir de leurs petits enfants, ces activités faites ensemble leur avaient permis de développer une vraie relation avec leurs petits enfants, une relation où les plus jeunes apprenaient à connaître leur grand-mère, de même qu’à l’apprécier pour leur compréhension à propos des questions qu’ils se posaient, des obstacles qu’ils rencontraient, passer du temps avec leur grand-mère semblait s’avérer un élément très positif dans leur vie, d’autant que la grand-mère en question aimait aussi partager leurs jeux.

Cela suppose toutefois un investissement en temps et en énergie pour ces grands-mères. Mais, elles trouvaient que ça en valait la peine.

La relation grand-mère – petit enfant se développait au fur et à mesure du temps, devenant de plus en plus positive pour les deux personnes directement concernées.

Ces grands-mères semblaient appliquer le principe éducatif de certaines populations qui estiment que ça prend tout un village pour éduquer un enfant.

Le rôle de grand-mère, vu de cette façon, semblait aussi apprécié des parents qui voyaient là, pour leur(s) enfant(s) un soutien affectif supplémentaire à celui qu’ils apportaient à ces jeunes.

Elle s’interrogeait par contre sur la façon de voir son rôle de grand-mère de sa propre mère qui n’avait pas fait les pas nécessaires pour créer avec ses petis-enfants, une relation affective profonde, comme si une telle responsabilité ne lui appartenait pas réellement. Pourtant, sa mère s’attendait à ce que ses petits-enfants se préoccupent d’elle, la visitent, fassent des activités avec elle. Comme ce n’était pas nécessairement le cas, elle ne comprenait pas ce qu’elle aurait pu faire de différent.

Comment expliquer à sa propre mère l’essence même des relations humaines, se demandait-elle? Les attentes de sa mère à l’égard de ses petits-enfants étaient fondées sur le fait qu’elle leur donnait des cadeaux à Noël et à leur anniversaire. Mais est-ce qu’un cadeau commande une affection? elle ne le croyait pas, mais sa mère semblait l’ignorer. La relation d’affection n’est pas une relation de troc, un cadeau contre des attentions, lui semblait-il. Elle était là, croyait-elle, devant les limites de ses capacités d’accompagnement, elle ne savait pas comment exprimer sa compréhension à l’égard de ces plus jeunes, ni exprimer une empathie à l’égard de sa mère qui semblait souffrir de la situation dont elle était, en partie, à tout le moins, responsable.

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2 réponses

  1. Mariam Brûlon dit :

    Bonjour, je ne vois pas d’onglet pour vous contacter, et je suis sous logiciel libre et donc n’ai pas de compte microsoft, donc je communique avec vous dans cette fenêtre. Voici la raison de mon message :
    je travaille à un ouvrage sur « le vieillir » (titre définitif par la suite) et j’ai connaissance d’un article de Jean Carette… en 2004, dans Le Devoir : « Vieillir au Québec : l’âgisme ordinaire » dont j’aimerais emprunter le passage suivant :
    //// Tant que nous ne verrons dans les aînés que des objets de stratégies, des clientèles de programmes, des cibles de marché, des « bébéficiaires » de soins et de services ou des candidats à l’oisiveté durable et à la mort, nous nous priverons collectivement de l’apport de leurs compétences et de leur expérience, des avantages de leur maturité et de leurs multiples formes de sagesse, et même des charmes trop discrets de la liberté rendue à leur âge.///
    S’il vous plaît, comment lui demander autorisation : au journal, ou à J. Carette ?
    Merci de votre réponse
    Mariam Brûlon
    (je suis en France)

    • Nicole Moreau dit :

      il faudrait transférer ce commentaire à monsieur Carette, il lui est destiné et non à moi

      par contre, je voulais avertir la personne de ma démarche et le message m’est revenu, l’adresse donnée ne semble pas bonne

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