Un mentor

Elle avait connu ce collègue dans les années 1990, c’était quelqu’un de très articulé et vivement intéressé aux sujets traités dans cette organisation, il avait passé sa vie professionnelle dans ce domaine;

Les discussions avec ce collègue l’avaient aidée à améliorer son travail, à le raffiner pour mieux comprendre les problématiques complexes pour lesquelles elle devait apporter des éclairages particuliers;

Il en avait été de même avec l’autre professionnel avec lequel elle s’entendait bien;

Tous les trois travaillaient sur des dossiers différents, mais ils s’entraidaient, ce qui représentait, pour elle, un élément très positif de la vie au sein de cette organisation, par ailleurs fort compétitive;

Elle ne s’est rendue compte qu’après avoir quitté cette organisation que ce collègue avait joué auprès d’elle, à toutes fins pratiques, un rôle de mentor;

Un mentor n’était pas pour elle quelqu’un de directif ou d’autoritaire, mais plutôt quelqu’un avec lequel il était possible de confronter les points de vue sans que chacun y perçoive une forme de jugement ou de critique; cette confrontation des idées se faisait dans le respect mutuel;

En dépit de ce l’on peut penser, ce qu’elle avait vécu au sein de cette organisation lui semblait plutôt rare, ça ne lui était pas arrivé dans les années antérieures, ni par la suite;

Un mentor pour elle était quelqu’un qui favorise la progression de la personne dans ses tâches professionnelles tout en lui laissant la possibilité de choisir la voie vers laquelle cette personne souhaite, tout ça dans le respect des points de vue de chacun;

Avoir pu rencontrer une telle personne, bénéficier des interactions positives avec elle et son autre collègue, ont représenté pour elle des faits marquants, non seulement de son passage dans cette organisation de recherche, mais encore pour la suite de sa vie professionnelle;

Cette rencontre l’avait aidé à faire face aux autres défis que sa vie professionnelle lui avait amenés et à ne pas hésiter à aller vers la proposition d’innovations sociales importantes pour certains groupes sociaux et ce, malgré les risques encourus quand on amène des changements susceptibles de s’avérer marquants et envers lesquelles les organisations semblaient frileuses;

Elle avait fait face à ces risques, sans toutefois toujours les mesurer correctement, mais une de ses valeurs étant la cohérence, elle avait toujours choisie d’être fidèle à elle-même;

À la retraite, elle s’était rendue compte qu’elle était contente de sa vie professionnelle, elle avait des réussites intéressantes, certains échecs, mais qui n’en n’a pas?

 

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