VIEILLIR COMME JEAN D’ORMESSON

En référence à l’Info@lettre de mars 2013,

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Jean-Guy DaigleSi vous n’avez jamais lu du Jean d’Ormesson et ne comptez pas le faire encore, je vous invite à lire moins cet entretien en deux parties — le 2e étant meilleure. Je l’ai maintes fois entendu quand il était invité à l’émission de Bernard Pivot. Stéphan Bureau a eu le bonheur de l’interviewer pour Contact. Il avait un tel sens de la répartie, il me faisait rire et distrayait la galerie comme pas un. Dire que j’aurais aimé avoir son intelligence, c’est peu dire. Quant à sa chance dans la vie, impossible, c’est certain. Quel bon vivant à 88 ans bientôt! Juste pour le plaisir de vous inciter à lire ce long entretien, je vous annexe quelques aphorismes ou pensées que j’ai extraits tout en lisant ledit entretien et qui peuvent encore nous inspirer.

Ce n’est pas parce qu’on aime le soleil qu’on n’est pas concerné par le malheur du monde.

Mais la mort est la fin et le couronnement de toute vie. Elle fait partie de la vie. Elle est peut-être la vie même. Elle en est en tout cas l’essentiel.

J’ai essayé de ne plus écrire… eh bien, je ne peux pas. Écrire est très difficile, mais ne pas écrire est impossible. Essayer de ne pas écrire, c’est comme croire qu’on serait mieux sans pisser.

Ça va très vite, on me l’a dit et répété, et maintenant je suis en mesure de réaliser que c’est vrai. Alors, autant en profiter. Autant essayer d’être heureux, et peut-être de tâcher de rendre les autres heureux. Ou d’être rendu heureux.

Le grand secret du monde, c’est qu’il est toujours nouveau. […] mais oui, le monde dans lequel j’ai vécu est fini. L’image remplace le mot, l’écran remplace la vie. Si ce n’est pas un nouveau monde, qu’est-ce que c’est ?

Penser qu’on pourrait tuer, voler, changer radicalement de vie pour une femme nous est arrivé à tous. Aimer ! Avec la mort de ceux qu’on aime, c’est l’expérience la plus bouleversante de la vie, non.

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